Du Temps que les Arbres Parlaient

 

Création 2014

© TRACES Compagnie 2016

Texte :

Yves Lebeau

 

Mise en scène :

Jefferson Desmoulains

 

Avec :

Clément Longueville et Simon Vialle

 

Scénographie :

Julien Harant

 

Création lumière :

Thomas Duboc

 

Création maquillage :

Laurence Couture

 

Recherches musicales :

Laura Grudchew

 

Production :

Traces Compagnie

 

Coproduction : Théâtre en Seine - Duclair

 

Soutien :

Ville de Rouen

Département de Seine Maritime

Théâtre en Seine - Duclair

Théâtre de la Chapelle Saint Louis

C’est l’histoire d’un enfant que personne n’écoute. Alors il veut disparaître.

Partir. Plus sentir. Se fondre, comme le sucre dans le café.

Sur la plaine, un arbre. Et s’il lui parlait. Et si l’arbre répondait ?

De leur rencontre va naître une amitié au travers de laquelle l’enfant trouvera des réponses.

Un parcours initiatique, le temps d’une semaine, où l’imaginaire devient force de vie.

 

La question de l’hérédité

 

Du temps que les Arbres Parlaient raconte l’histoire d’un enfant qui se sent seul — son père est parti, et depuis, sa mère s’enferme dans la salle de bain. Il se retrouve alors confronté au silence, au vide, sans personne avec qui communiquer, et grandir.

Cela renvoie à la question de l’hérédité qui traverse tous mes projets depuis la création de la compagnie. Après En Corps Vide et Electre ou La Furie des Chiennes, je souhaitais travailler une pièce jeune public. Du Temps que les Arbres Parlaient s’est imposé à moi comme une évidence. Comment grandir quand personne n’est là pour vous y aider ? Comment se construire, quand ses propres parents sont aux abonnés absents ?

Pour répondre à ces questions, l’enfant crée ce dialogue avec l’arbre. Avec lui, il soulève les questions qui l’entravent, évoque ses parents, et exprime son désir de disparition : « Je veux partir. Partir plus sentir, partir plus être vu. Partir pour de bon. Disparaître.» Pour moi, cette envie de disparition n’est pas du tout un désir de mort, mais bien la preuve de son impossibilité à vivre pleinement : le cri d’un enfant de douze ans chez qui les possibles se referment.

 

Jouer pour (faire) exister

 

Alors il va jouer. Jouer avec cet arbre, jouer au fil des journées qui rythment la pièce, et au travers de ce jeu, grandir, puis trouver des réponses aux questions qu’il se pose.

Cette notion de jeu est au centre du travail que je souhaitais mener sur cette pièce. Nous remettre nous, acteurs, scénographe, éclairagiste, metteur en scène, dans la position des enfants qui d’un bâton font une épée magique. La pièce nous invite à cela : comment représenter un arbre sur un plateau ? comment faire apparaître une nuée d’étourneaux ? comment montrer l’orage ? la lune qui monte ? le soleil qui se couche ? A toutes ces questions, nous avons cherché des solutions qui nous amènent, nous équipe de création et spectateurs, à (re)convoquer notre âme d’enfant.